Inizio > Rivista Antonianum > Articoli > Manns Domenica 15 dicembre 2019
 

Rivista Antonianum
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Foto Manns Frédéric , Recensione: PIETRO MELONI, II profumo deU'immortalità. L'interpretazione patristica di Cantico , in Antonianum, 55/3 (1980) p. 507-508 .

L'exégèse moderne se dirige dans différentes directions: elle s'attarde tantôt à l'analyse structurale du texte, tantôt elle s'engage dans une lec­ture matérialiste ou psychanalytique du texte. Ces recherches sont légiti­mes à condition qu'elles n'excluent pas les autres approches du texte. L'exégète sent aujourd'hui plus que jamais le caractère limité des diverses méthodes appelées « scientifiques ». Il a besoin de l'aide de l'archéologue, du linguiste mais aussi et surtout du patrologue qui lui donnera l'histoire de l'interprétation du texte. Les exégètes sauront gré à P. Meloni d'avoir fait pour eux la recherche sur l'interprétation patristique de Cantique 13, car l'exégèse n'a pas commencé au début de notre siècle.

L'A. qui a travaillé sous la conduite de M. Simonétti et du P. Orbe a voulu pousser son analyse d'Hippolyte à Grégoire le Grand. Avant d'entreprendre ce travail il a pensé qu'il serait utile d'étudier le symbole du parfum dans les diverses religions du Moyen-Orient, puis dans la Bible. Il donne une rapide interprétation de Ct 1,3 selon la tradition rab-binique et termine la première partie par des remarques suggestives sur la scène de l'onction à Béthanie et sur la doctrine paulinienne du par­fum du Christ.

La seconde partie est consacrée au symbolisme du parfum dans la théologie gnostique. Bien que le texte de Ct 1,3 ne soit pas mentionné explicitement par ces auteurs, les allusions sont suffisamment claires. L'A passe en revue les différentes sectes gnostiques pour y analyser le symbole du parfum.

La troisième partie de l'ouvrage est centrale pour la recherche. L'A. divise sa recherche en plusieurs époques: les pères grecs du 2è au 4è siècle, les pères latins du 4è au 5è siècle, les pères grecs du 5è au 6è siècle et les pères latins du 5è au 6è siècle. Les conclusions que l'A. tire sont solidement basées.

Il est impossible de résumer l'ouvrage de P. Meloni, qui s'imposera par le sérieux de la recherche et par la perspicacité de ses analyse. Qu'il me soit permis de faire quelques remarques marginales. L'A. semble igno­rer l'excellente traduction du Targum du Cantique en italien faite par A.A. Piattelli, Rome 1975, ainsi que l'étude de E.E. Urbach, The Homile-tical Interprétations of the Sages and the Expositions of Origen on Can-ticles and the Jewish-Christian Disputation, in Scripta Hierosoymitana 22 (1971) 247-275. Ces ouvrages auraient pu aider l'A. à élargir son point de vue. Dans l'étude des apocryphes l'A. aurait pu s'attarder au symbole du parfum dans l'apocryphe intitulé la Caverne des trésors, ce qui l'aurait amené à pousser la recherche vers la péricope des mages qui offrent l'encens et la myrrhe.

Ces remarques n'infirment en rien l'étude poussée de P. Meloni que les exégètes liront avec grand profit.


 
 
 
 
 
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