Inizio > Rivista Antonianum > Articoli > Bougerol Lunedì 09 dicembre 2019
 

Rivista Antonianum
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Foto Bougerol Jacques , In memoriam Le pére Jacques Cambel OFM, in Antonianum, 54/4 (1979) p. 735-744 .

Le mercredi 11 Juillet 1979, à 2 heures 30 du matin, le P. Jacques Cambell est passé de ce monde au Père, à l'Hôpital San Carlo de Rome Né à Angers le 11 Janvier 1907, second fils dAlbert Cambell et de Marthe Clairouin, après les humanités accomplies au Collège Saint-Maurille d'Angers, Henri-Dominique entra au noviciat de Bastogne (Belgique), où s'était réfugiée la maison de formation de la Province Saint-Denys en France. C'était en 1924. Il prit le nom de fr. Jacques.

Ordonné prêtre le 25 Juillet 1932, il occupa la fonction de vicaire à la paroisse franciscaine Saint Antoine à Oujda, au Maroc Oriental. Revenu à Paris en 1935, il y suivit les cours de l'Ecole des Chartes et de l'Ecole pratique des Hautes Etudes. C'est alors que le Ministre général l'appela à la Commission scotiste installée à Saint-Antoine de Rome. Il demeura jusqu'à la guerre durant laquelle il fut fait prisonnier et demeura en Allemagne jusqu'en   1945.

En 1949 il revint à Quaracchi où, sous la direction du P. Victorin Doucet, il travailla durant cinq ans à la Section Alexandre de Halès. En 1954, il revint à Rome pour y demeurer jusqu'à sa mort. Membre de la Commission liturgique de l'Ordre et Confesseur auxiliaire au Latran, il professa le latin et le français à Saint Antoine.

Sa santé très chancelante le contraint à restreindre quelque peu son activité. Mais il n'en continua pas moins à travailler sur les sources fran­ciscaines et sur le procès de Dauphine de Puimichel. (Je tut sa grande joie que de recevoir le volume du procès de Dauphine, paru dans les collections de l'Ecole française de Rome, grâce à la fervente amitié du Professeur André Vauchez.

Dès que la maladie qui devait l'emporter fut diagnostiquée, le P. Gérard Cardaropoli, Recteur magnifique de l'Antonianum, s'employa à son hospita­lisation, avec une sollicitude admirable. Nous sommes parvenus à alerter ses frères et soeurs qui, malheureusement, ne purent arriver que dans la matinée du 11 Juillet, sans avoir pu l'approcher de son vivant.

Le Rme P. Général, Jean Vaughn, à peine informé de son état, vint le visiter à l'Hôpital et lui donna la Bénédiction Séraphique. Après le départ du P. Général, le P. Jacques me dit, encore très lucide: « Le P. Gé­néral me fait une très bonne impression.

Avec le P. Gualbert Boudrin, nous lui avons administré le sacrement des malades qu'il demanda avec une foi très sincère. Il répondit lui-même en latin aux prières du Rituel.

Il s'éteignit doucement au matin du 11 Juillet, Ses obsèques furent célébrées le jeudi 12 Juillet, à 9 heures, en l'Eglise Saint Antoine, en présence de S. Em.le Cardinal Trinh-van-Can, archevêque d'Hanoi et tertiaire de sant François. Présidée par le Rme P. Général, la messe fut chantée par les nombreux concélébrants et la famille. Le Recteur magni­fique prononça une homélie dont la ferveur fraternelle pénétra les coeurs de tous les assistants. M.le Consul Général de France et le Professeur André Vauchez, Directeur à l'Ecole Française de Rome, avaient tenu à s'associer au deuil de la famille de l'Antonianum. Le P. Provincial de la Province Saint-Denys, en prédication à Assise, était accouru auprès du P. Jacques pour lui apporter le salut des frères de sa province.

Que dire de son oeuvre? Ses positions sur les sources franciscaines étaient fermes et parfois très critiques. Que l'on pense aux difficultés qu'il a éprouvées à propos de la nouvelle édition des Actus ou aux re­censions des Opuscula Sancti Francisci. Il éprouva une joie profonde à constater que la passion de la vérité n'avait pas entamé ses relations fraternelles et très amicales avec le regretté P. Cajetan Esser.

Chaque semaine, nous nous retrouvions, les frères de langue française et les amis, autour du P. Jacques, dans une atmosphère qu'il voulait très chaude et très libre.

Le souvenir du P. Jacques Cambelle n'est pas de ceux qui s'effacent vite. Il vit et vivra longtemps dans le coeur et la prière, comme un frère d'une immense bonté, d'une droiture absolue. Derrière les paroles parfois rudes, il cachait une sensibilité très vive et une fidélité faite d'amour et de courage.

Nous extrayons de la revue Frate Francesco 45 (1978) 86-92, la notice bibliographique que le P. Jacques Cambell avait lui-même fournie au P.A. Matanic. Elle dira mieu que de longs discours la diversité et la valeur de ses connaissances et de ses contributions, en particulier, à l'histoire des sources franciscaines.

 


 


 
 
 
 
 
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